En utilisant des matériaux primaires, les éléments de la rue - métal, goudron, rouille, sable, aérosol - et des formes stylisées, simplifiées, dépouillées du trop plein d'images qui nous inonde et nous assomme, Daty se réapproprie l'espace, crée des hauts reliefs d’acier et d’ombres en jouant avec la lumière et les trois dimensions pour recréer un monde anamorphosé, à la réalité altérée et lyrique.
Invoquant le monde surréaliste de Jérôme Bosch, le symbolisme de Gustave Moreau ou les gravures de Gustave doré , s’abreuvant des illustrateurs de heroic-fantasy et de science fiction ( Moebius, Jodorowsky ), fasciné par les effets de lumière du théâtre d’ombre chinoise PiYing, de l’art cinétique de Tinguely ou de Shun Ito et jouant avec les perspectives à la manière d’un Escher ou des techniques modernes de prise de vue 3D, il nous plonge dans un monde de villes-bulles, de villes-racines, de Birdviews ou notre réalité est stylisée, déformée, vidée de tout ce qui en fait la vie.
Ne reste alors que le squelette d’acier jaillissant du mur et la lumière jouant avec les formes et recréant la vie. Il en résulte une force de narration, un magnétisme ou le spectateur se surprend à essayer de remplir les vides, se sent absorber par l’énergie dégagée, entrainé par le mouvement, l’adhésion ou le rejet. Il réecrie le monde, son monde.

© 2019 by Frédéric Daty

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